Tatiana, le roman d’une passion impossible – Paullina Simons … une romance sur fond de guerre.

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Eté 1941.Tatiana et Alexandre se rencontrent le jour où l’Allemagne déclare la guerre à l’Union soviétique. Elle est russe, lui, bien qu’officier de l’armée Rouge, est américain. Ils s’aiment au premier regard, d’un amour absolu et interdit : lié par un terrible secret, Alexandre est promis à la sœur aînée de Tatiana. Ensemble, les amants illicites affronteront tous les dangers de cette guerre qui va bientôt précipiter la ville dans l’horreur, la famine, la peur, le froid, la mort. Mais une épreuve bien plus cruelle les attend la trahison…

715 Pages – Editions France Loisirs

 

sans-titre-8Pour commencer il faut savoir que cette trilogie m’a totalement été vendu. Vendu dans le sens « on m’a vendu du rêve ». Une vrai opération marketing de la part d’une amie, donc oui j’ai mordu à l’hameçon et me suis vite procurée les trois tomes. Je m’attendais à ressentir beaucoup d’émotion … mais pas celle que j’ai ressenti.

Ma première chronique du tome 1 s’est malheureusement noyée avec mon iPhone au fond des toilettes et je n’ai pas eu le courage de la réécrire. Mais comme je viens de finir le second, me revoilà !

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Le livre se divise en 4 parties. Les nuits blanches et Les Morsures de l’hiver qui se déroule à Leningrad, puis Lazarevo et Au mépris de la vie même à Lazarevo donc et  … ailleurs ensuite.

J’ai eu beaucoup de mal avec la partie Les nuits blanches. Ce n’est que le début encore, l’auteure prend le temps de poser le décor et d’introduire les personnages. Mais c’est long, très long, trop long. Je me suis ennuyée, et j’ai abandonné ma lecture deux fois avant d’y revenir en me disant « mais non il paraît que c’est une des plus belles histoires d’amour ! ». J’ai donc persisté, mais … oui mais … rien à faire.

Le style est très fluide et agréable à lire. On sens vraiment que Paullina Simons a fait un énorme travail de recherche sur la vie en Russie avant et pendant la guerre, mais les personnages coincent. Tous sans exception sont extrêmement plats, sans intérêt.

Même les fameux Alexandre et Tatiana de la plus belle histoire d’amour du monde. Plusieurs fois durant ma lecture j’ai fortement eu envie de cogner sur Alexandre et d’étrangler Tatiana. J’ai vraiment eu l’impression de lire une romance type livre jeunesse sur fond de guerre par moment.

Cela dit les chapitres sont très très court, et le style assez simple permet de tourner rapidement les pages, et d’en finir assez rapidement.

En ce qui concerne les personnages : Attention Spoilers

Il était une fois, la jolie et douce Tatiana, 17 ans tout en finesse et en blondeur. Elle rencontre son cher et tendre Alexandre dont elle tombe follement amoureuse à l’aube de la guerre alors qu’elle dégustée une glace à un arrêt de bus dans une robe blanche à roses rouges (oui la robe est super importante) et de haut talon rouge. Sauf que Monsieur est déjà en couple ! Et avec qui ? Tout simplement avec Dasha, la grande soeur de Tatiana, brune et tout en courbes. Elle est timide, obéissante et calme, alors que la soeur aînée est spontanée et séductrice.

Monsieur lui aussi semble totalement épris de la belle Tania, ne se décide pas à rompre avec l’aînée, mais prend quand même l’initiative de courtiser cadette (opération deux pour le prix d’une !) … qui elle se laisse totalement faire tout en ponctuant le récit de « Oh c’est pas bien c’est ma grande soeur, Alexandre c’est de ta faute tout ça ».

Sauf que la douce et indécise Tatiana pousse même jusqu’à « imposer » à Alexandre la polygamie ! La logique de Tania : oui je t’aime Alexandre, mais j’aime aussi ma soeur, donc reste avec elle parce qu’elle t’aime, mais ne l’aime surtout pas et ne lui montre pas trop d’affection parce que je suis jalouse, aime moi juste moi.

Alexandre la suit dans son raisonnement (c’est un homme en même temps haha). Sauf qu’à force d’obéir, Tania le mène complètement en bateau, n’assume absolument pas ses « caprices » et ne se remet absolument à aucun moment en question.

« _ Tania ! L’interrompit-il dans un cri. C’est toi, toi qui m’as fait promettre de mentir jusqu’au bout ! En novembre je t’ai encore proposé de tout avouer, de dire la vérité, mais tu n’as pas voulu : « Mens, mens, Shura. Epouse-la, mais promets-moi de ne pas lui briser le coeur. » Tu te souviens ?
_ Oui, je me souviens. Et tu as mis beaucoup de zèle à t’acquitter de ces mensonges, riposta Tatiana, acide. Avais-tu besoin de te montrer si convaincant ?
Alexandre passa une main fébrile dans ses cheveux :
_ Tu savais que je ne pensais pas ce que je disais. Quelle réponse voulais-tu que je lui fasse alors qu’elle agonisait dans tes bras ?
_ La seule que tu pouvais lui faire, c’est vrai – dans ta vie pavée de mensonges.
_ Nos vies à tous deux sont pavées de mensonges, Tatiana – et par ta faute ! Hurla-t-il, presque menaçant.» p487

Mis à part ce côté là la belle n’a pas personnalité, se fait marcher dessus par tout le monde excepté Alexandre, et ne fait que « suivre » le mouvement, sauf lorsqu’il lui prend des pulsions suicidaires (genre sauver Pasha, sauver Alexandre, sortir en plein bombardement etc …).

D’Alexandre j’ai surtout retenu le côté ultra jaloux, possessif, égoïste et colérique. qui prend totalement le dessus sur le côté protecteur et courageux qu’il peut avoir. Très loin du Prince Charmant donc.

« Il se fâchait pour des broutilles. La gaieté de Tatiana l’exaspérait. Elle chantait et sifflotait sans cesse. Comment pouvait-elle avoir le coeur léger alors qu’il allait partir dans … quinze jours, dix jours, cinq jours, trois jours … ?
Il devenait de plus en plus jaloux. Personne n’avait plus le droit de poser les yeux sur elle. Il ne supportait plus de la voir sourire ou parler à quiconque. Moins encore à Vova. Il entrait sans cesse dans des colères folles, qui tombaient au bout de cinq minutes grâce à toute la séduction qu’elle mettait en oeuvre pour l’apaiser. Mais ces accalmies n’ étaient que de courte durée.
Il avait le sentiment de n’être jamais assez proche d’elle – en marchant, en dormant, en faisant l’amour même …
Ses sentiments oscillaient entre la plus douce des tendresses et le désir le plus fou. Il se mit à éprouver une souffrance physique intolérable quand elle s’absentait pour donner son cours de couture ou pour rendre quelque service aux vielles femmes. La timidité de Tatiana, sa gentillesse, sa vulnérabilité, sa générosité le déchiraient. Il n’aspirait qu’à une chose : la prison veloutée de sa chair – elle seule lui apportait quelques instants de paix.
La quitter était impensable. » p565

Et comme il y a toujours des méchants dans une bonne histoire : Hello Marina et Dimitri

Non ils ne sont pas en couple, mais ce sont deux personnages que j’ai totalement haïs d’une manière réellement intense. Tout deux représentent l’égoïsme à l’état pure. Ils n’hésitent pas à sacrifier les gens autour d’eux, leurs propres familles et amis pour leurs besoins personnels.
Marina a elle le culot de se faire héberger chez les Metanov, mais refuse de partager ses rations, et pire vole ceux de la famille.
Dimitri lui est d’un tout autre niveau il faut bien le reconnaître. Il est mesquin, perfide, pervers … bref la liste est longue. Cet homme (c’est un bien grand mot pour lui) montre une jalousie démesurée envers Alexandre, et jusqu’au bout cherchera à lui pourrir la vie à son avantage.

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VERDICT :

Ce livre est totalement porté par le style d’écriture de l’auteure et son travail de recherche sur la seconde guerre mondiale en Russie.

Les personnages sont presque tous totalement sans intérêt, et les seules qui se démarquent, se démarquent dans le sens négatif du terme. Leurs comportements sont trop poussés à l’extrême, il n’y a pas de juste milieu. Les gentilles sont trop gentilles, et les méchants sont trop méchant.

Gros point négatif sur les dialogues (en plus des personnages), qui eux donne l’impression d’être là pour combler le nombre de pages souhaité par l’auteure, et de ne pas avoir été vraiment travaillés.

Mais il faut bien l’avouer, dans cette « romance » Paullina Simons ne semble pas chercher à nous vendre du rêve, mais plutôt à dépeindre une romance possible, loin des clichés du « et ils vécurent heureux … » et des stéréotypes du couple parfait.

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L’histoire derrière le diminutif d’Alexandre (dans le tome 2) :
Au départ je n’avais pas compris pourquoi il dit à Tatiana « Je m’appelle Alexandre, mais tu peux m’appeler Shura ». Dans ma tête c’était un gros WTF ! Un peu du style « Je m’appelle Emily, mais tu peux m’appeler Sarah ».
Il faut savoir que le diminutif d’Alexandre est Alex. Sauf que le diminutif Russe est Sasha (« Sacha est le diminutif en langue russe du prénom Alexandre et a donc la même étymologie » merci wiki).
Sauf que le premier amour d’Alexandre avait déjà un frère nommé Alexandre, appelé Sasha. Donc pour ne pas qu’il ai le même surnom que son frère elle choisit de l’appeler Shura … mais c’est quoi le rapport exactement entre Sasha et Shura ?

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