Les Chroniques de MacKayla Lane T1 : Fièvre Noire – Karen Marie Moning … ou comment Barbie se retrouve perdue parmi les Faës.

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MacKayla Lane perd sa soeur Alina, victime à Dublin d’un assassinat inexplicable. Menant sa propre enquête, elle apprend que sa soeur menait une double vie et découvre son propre don de double vision : des hommes séduisants deviennent sous ses yeux des créatures démoniaques, des Faës noirs, prédateurs de jolies jeunes femmes. Elle rencontre alors Jericho Barrons, un bouquiniste très bien informé sur le monde étrange où semblait évoluer Alina. Tous deux vont partir en quête du Livre noir, grimoire mythique qui seul pourra sauver le monde de l’invasion des monstres Faës Unseelies qui se prépare.

414 Pages – Editions J’ai Lu

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Je ne comptais pas spécialement écrire un article sur ce livre, mais après avoir fait le tour de différents sites littéraires (Livraddict, Booknode, Babelio), je me suis dit qu’il était de mon devoir de dire la vérité à propos de ce livre. Et la réalité n’est pas jolie jolie. Je me suis laissée moi aussi emporter par l’euphorie générale, car personne ne m’avait dit à quoi vraiment m’attendre. Bah voilà maintenant vous voilà prévenu …

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Dès les premières pages nous somme en présence une jeune fille, blonde, bien bronzé, dont le seul souci est d’entretenir son bronzage en écoutant ces titres favoris. MacKayla est barman, jeune, et jolie (et elle le sait). Seulement, elle apprend l’assassinat de sa soeur, et la voilà dans un avion en partance pour Dublin pour résoudre l’affaire (avec une valise pleine de haut rose fluo et de vernis parme).

Les quelques cent trente premières pages sont d’un ennuie mortel. J’ai abandonné ma lecture deux fois avant de me donner un bon coup de pied aux fesses pour en venir à bout.

Mac est chiante. Mais vraiment chiante dans le genre poupée Barbie qui se donne des airs d’aventurière et veut tout savoir mieux que tout le monde mais a envie de tout laisser tomber à la première difficulté (bah oui faut comprendre elle a juste voulu résoudre un meurtre, à aucun moment il ne lui ai venu à l’esprit qu’elle pouvait justement y rester elle aussi …).
Barrons lui n’a rien de spécial, si ce n’est l’envie qu’il m’a donné de lui foutre la tête dans le mur. Il a d’ailleurs lui aussi un côté je sais tout donc taisez vous, mais au contraire de Mac, lui « sait » vraiment.

Puis au alentour de la page 140 … Mac toujours aussi chiante, Barrons toujours aussi statique et prétentieux, toujours les même répétitions …  il se passe enfin quelque chose !
Super Mac accepte enfin la réalité (mouais pas totalement quand même), et Barrons … Barrons ri ! (Il sait donc faire autre chose qu’étrangler une frêle jeune fille pour montrer sa puissance … wouah qu’est ce qu’il est viril quand même …). Puis 5 pages plus tard on retombe dans le grand néant.

Un peu plus d’informations sur les personnages ?

Mac est une jeune femme de 22 ans doté du caractère et de la personnalité d’une jeune ado de 14 ans. Elle ne pense qu’à son look. Look façon Princesse Disney à grand coup de rose bonbon, et dont nous avons à chaque fois une description très complète (et totalement inutile et barbante) ponctuée de « je suis très mignonne » (oui merci Mac de nous fournir cette information essentielle dans quasiment tous les chapitres. On ne sait jamais on aurait pu oublier et ça aurait été dramatique !).

« J’avais vingt-deux ans, la vie devant moi, j’étais jolie, et un mois auparavant, la seule menace qui planait sur mon existence était que ma marque de vernis à ongles préférée interrompe la fabrication de la référence Pétale d’Argent, ce qui aurait été un désastre majeur car cette nuance s’accordait idéalement à la minijupe parme que je portais ce jour-là avec un top gris perle ultra-moulant et une paire de sandales argentées qui rehaussaient à la perfection mon bronzage doré.« 

Barrons lui est pareil à un mur de béton qui m’a totalement laissé de marbre (ahah). Il aurait tout aussi bien pu ne pas être la. Il n’a pas de « substance » et le peu que nous apprenons à travers le regard de Mac (donc rien mis à part qu’il est très beau, plus la couleur de toutes ses chemises (parenthèse dans la parenthèse : oui pour Mac le look est très important. Sur elle, mais aussi sur lui, donc rebellote description complète de son look ponctué de « qu’il est bien musclé, oh la peau parfaite etc etc « )) ne donne pas vraiment envie de le connaître.
Sa scène final est par contre en totale contradiction avec son rôle de mâle en puissance qui ne parle jamais si ce n’est pour donner des ordres : il vernis les ongles de Mac. Ce n’est pas une blague ! Il fini le livre à jouer les prothésistes ongulaires avec princesse Mac.

Bref je ne m’attendais pas à avoir autant de ressentis négatif à propos de ce livre. Et je n’ai pas du coup compris comment les gens peuvent autant aimer Miss arc-en-ciel écervelé en puissance et sa prothésiste ongulaire son protecteur (combien de fois je suis tombée sur des commentaires de type « ohhhh mon Dieu Barrons !!! » Bah moi aussi je voulais crier « ohhhhh Barrons » bah finalement j’ai juste crier des « WTF !!! »).

Plus en bonus une grosse surprise : un vampire … Mais LOL (je ne trouve aucun autre mot assez fort pouvant montrer ma surprise). Alors des sidhe-seer, ok. Des humains, ok. Des ombres, ok. Des Seelies, ok. Des Unseelies, ok … Des vampires … Euh … Erreur de casting ? Il s’est s’en doute perdu en chemin pour rejoindre la troupe de Twilight.

L’écriture quant à elle est simple et fluide, ce qui ne m’a pas aidé à avancer, celle ci étant ponctuée des idées au combien lumineuses de Barbie Mac, et à ses constantes répétitions. Voici ses expressions favorites répétées à l’infini et au delà : « Je l’apprendrais plus tard », « Comme je le découvris plus tard », « Je ne compris que bien plus tard », « Je ne le savais pas encore », « Je comprendrais alors que », « Que je me fasse bien comprendre », « Entendons-nous bien », « Par la suite », « Chez moi, dans le Sud », « Avec le recul ».

« Tu ne convoiteras pas la femme de ton voisin, mais tout le reste est en libre-service. »

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Pour plus de négativité, en veut tu en voilà : 

Mac et le sens moral :

« Ma sœur était devenue de plus en plus inventive à mesure que nous grandissions, mais cela ne m’avait jamais empêchée de trouver ses précieux carnets et de les lire. » Donc oui elle se permet de fouiller dans les affaires de sa soeur sans aucune gêne et en trouvant tout cela très légitime.

« J’avais raccroché dès que j’avais entendu sa voix pâteuse, incapable de faire face. J’avais besoin qu’il me console, et non l’inverse. » Rien à dire elle a vraiment le coeur sur la main cette fille. Son père vient de perdre une fille, mais elle lui raccroche au nez, parce que sérieusement il a le culot de la faire chier avec ses problèmes !

« Un flot d’adrénaline monta en moi, tandis qu’une idée s’imposait à mon esprit. Celui-là allait payer pour les autres. Ainsi, je parviendrais peut-être à retrouver le sommeil… » Mac et le sens moral et la logique. Zéro sur toute la ligne.

Mac et sa vision de la mode (et de la logique): Je n’ai pas tout relevé parce que sinon autant carrément vous mettre une copie du livre.

« Cette tenue » était constituée d’une jupe vaporeuse, de toutes les nuances de l’arc-en-ciel, qui moulait mes hanches et dansait autour de mes chevilles au moindre de mes pas, d’un top en jersey de soie rose à manches en résille dont le décolleté plongeant mettait mes seins en valeur, et d’une paire de sandales parme à talons hauts lacées autour de mes chevilles.« 

« Je baissai les yeux sur ma tenue, un top lavande et une minijupe à fleurs parme. Ces nuances s’accordaient à merveille avec ma nouvelle couleur de cheveux.
Ils saignent ? demandai-je, vaguement inquiète à la perspective d’abîmer un ensemble si joli. » Madame part à la chasse aux méchants en jupe, mais en plus en jupe à fleur …

« Pas très facile de bondir sur l’ennemi lorsqu’on doit galoper derrière lui avec des talons hauts » … la jupe ne suffisait pas, elle y va aussi en talons. Non voyons pour une chasse personne ne cours. Le méchant va bien gentiment s’empaler de lui même au bout de ton arme, logique.

« La Mac qui avait suivi la direction vaguement indiquée par une inconnue ce jour-là portait, pour tout équipement de protection, un pantacourt de lin rose taille basse, un tee-shirt de soie de la même nuance, des sandales argentées et une ceinture assortie. Elle avait rassemblé ses longs cheveux blonds en une haute queue-de-cheval qui tombait presque jusqu’à ses reins et se balançait au rythme de sa démarche légère. Celle qui revenait aujourd’hui arborait une chevelure brune taillée aux épaules (plus discrète pour se cacher des monstres qui recherchaient sa version blonde). Elle portait un jean et un tee-shirt noirs (moins salissants en cas de projection de sang ou de tout autre liquide vital plus ou moins répugnant). Ses pieds aux ongles laqués de Myrtille Glacée étaient chaussés de confortables tennis (plus pratiques pour courir en cas de danger). » 

Mac et  la logique :

« Les artères, non contentes de changer de nom sans prévenir, ne se coupaient pas à angle bien droit comme sur le papier, mais partaient dans des directions impossibles. » Bah oui il faudrait que les rues parlent aussi, histoire de prévenir lorsque l’on en change.

« Sa haute taille lui permettait de se déplacer à une vitesse bien supérieure à la moyenne. » Depuis quand être grand = être rapide ?

« Je ramassai l’agenda et les albums, que je glissai dans les vastes poches de ma veste, et je conservai les pochettes à la main. Après m’être assuré que rien d’autre ayant appartenu à Alina ne se trouvait dans le dressing-room ni dans la chambre, je redescendis au rez-de-chaussée, au cas où j’aurais besoin de m’échapper en hâte. Puis je m’assis sur la dernière marche, juste sous le lustre de cristal, et j’ouvris la première pochette. » La Miss s’introduit dans l’antre du grand méchant, trouve l’agenda, les albums photo et des tirages photos sous enveloppe de sa sœur, et Madame prend le temps de s’installer sur les escaliers pour examiner le tout. C’est pas comme si c’était la maison du vilain non plus et qu’il pouvait rentrer à tout moment.

Mac et  ses super pouvoirs d’enquêtrice : 

« Je me rendis à la bibliothèque de l’université. Alina aurait su se diriger tout droit vers le bon rayonnage, mais je n’avais pas sa longue pratique des recherches documentaires. » Mac cherche des informations sur le Sinsar Dubh,  trouve comme de par hasard tout ce qu’il lui faut dans la bibliothèque universitaire du coin (qui n’est même pas Poudlard en plus !)

Trois citations pour le prix d’une !

 « Je ne sais combien de minutes je demeurai ainsi, jusqu’à ce que mon regard se pose sur un objet brillant qui m’était familier : la petite trousse de maquillage que maman avait offerte à Alina pour Noël, identique à celle que j’avais abandonnée chez Mallucé. Elle était à moitié cachée sous les ordures, et l’étoffe dorée matelassée avait perdu presque tout son éclat sous les assauts conjugués de la pluie et du soleil. »

« Alors que je me redressais, mon regard fut attiré par un éclat de métal, tout près de mes pieds. La lime à ongles d’Alina, striée de marques profondes. Je me baissai pour la ramasser, car la seule idée de laisser derrière moi le moindre souvenir de ma sœur m’était insupportable, et un petit cri de stupeur m’échappa. »

« Inspecteur, coupai-je, Alina m’appelait Junior. J’ai retrouvé sa lime à ongles tout ébréchée à quelques centimètres des signes gravés dans le pavé. Même si vous ignoriez qui elle désignait par Junior, je m’étonne qu’aucun de vos hommes n’ait établi de lien entre la lime et ces mots gravés dans la pierre. Et je ne parle pas de sa trousse de maquillage, que j’ai retrouvée. Avez-vous seulement fouillé la scène du crime ? »

Karen Marie Moning doit vraiment avoir une piètre opinion des forces de l’ordre dit donc. Super Mac trouve, deux semaines après le meurtre, des pièces à conviction sur le lieu du crime que la police n’avait pas vu ! Alors d’abord la trousse à maquillage de la victime, puis une lime à ongle, qui à en plus servit à écrire un ultime message sur le mur (message que la police a par contre vu … Et ils n’ont pas cherchés avec quoi le message a été gravé …).

Mac et  … bon ok j’ai juste pas compris là :

« Tout en traversant d’un pas rapide le rez-de-chaussée en quête d’une issue donnant sur l’arrière, je m’aperçus d’un détail étrange à propos des glaces suspendues aux murs.
Si étrange que, après avoir regardé les deux ou trois premières que je croisai, j’en détournai les yeux et me hâtai de m’éloigner, mal à l’aise.
Pour la première fois, je prenais vraiment la mesure de tout ce qui nous distinguait des faës. Certains d’entre eux avaient beau parler et marcher exactement comme nous, nous n’avions rien en commun. »

Petite dernière juste parce que :

« Combien de temps étais-je restée dans cette position dégradante, offrant à la vue de tous ce qu’aucun homme n’avait jamais examiné à la lumière du jour sauf muni d’un spéculum et d’un doctorat en médecine » Pourquoi je ne suis pas étonné ? Ah oui, les héroïnes de K.M Moning sont TOUJOURS vierge (qui a dit que c’était répétitive ?).

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3 réflexions sur “Les Chroniques de MacKayla Lane T1 : Fièvre Noire – Karen Marie Moning … ou comment Barbie se retrouve perdue parmi les Faës.

    • Merci à toi d’être passé 🙂 Pas joyeuse comme chronique cela dit, mais j’en ai tellement lu de super possitive, que je me suis dit qu’il serait bien d’avoir plusieurs avis. Cela dit j’ai continué la suite (oui je me suis encore fait avoir par les chroniques des gens) et ça s’améliore assez bien. J’avais fait la chronique des tomes 2 et 3 en note sur mon portable qui a malheureusement pris l’eau T.T Je sais pas si j’aurais le courage de recommencer … lol

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