Les Héros – Joe Abercrombie … et pourquoi ça n’a pas marché pour moi.

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Selon la légende, Dow le Sombre aurait tué plus d’hommes que le plus rigoureux des hivers et installé le trône du Nord sur une colline de crânes. Dans le camp d’en face, les soldats de l’Union sont des milliers de machines à tuer disciplinées : trois jours de bataille sanglante vont sceller le destin du Nord. Mais entre les conspirations, les querelles et les jalousies, il y a peu de chances que ce soient les coeurs les plus nobles, ni même les bras les plus gros, qui l’emportent…

669 Pages – Editions Bragelonne

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Joe Abercrombie est « l’auteur Fantasy » à suivre actuellement. Auteur de la trilogie « La première loi » qui à fait beaucoup parlé, et trois romans indépendants : Servir Froid, Les Héros et Pays Rouge. Je n’ai entendu que du bien de tout ces romans, et j’avais hâte de tester moi même. Ce que j’ai pu faire en tombant sur « Les Héros » après un passage non prévu à La Fnac, et où je me suis laissé tenter par une magnifique couverture, et un exemplaire relié (quand il s’agit de beau roman relié je ne résiste pas !). Niveau visuel rien à dire, le top du top. Je m’imaginais déjà remplir mon étagère des autres romans de l’auteur, toujours aux éditions Bragelonne tant j’ai eu un coup de coeur pour les illustrations.

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En commençant le livre, déjà des étoiles plein les yeux, espèrent revivre une bataille digne de Légende de David Gemmell, dont je me rappel encore la tension grandissante à chaque prise de mur, je ne m’attendait pas  ce qui allait se passer ensuite.

Premier abandon à la page 145. Je me suis forcé à continuer, mais rien à faire. Impossible de me plonger dans une histoire, qui n’a pas réellement d’histoire justement, Juste un enchainement de dialogue entre divers personnages aux noms aussi improbables les uns que les autres, et dont j’ai eu un mal fou à me souvenir. Allant même jusqu’a revenir en arrière pour me rappeler qui était ce personnage et à quel camp il appartenait. Je me suis forcé à continué, car j’avoue avoir eu du mal pour le début de Légende aussi. Mais passer les 140 pages au bout d’un moment l’envie passe pour de bon.

Donc j’ai laissé reposer le livre sur mon étagère quelques mois me disant que ce n’était juste pas le bon moment. Il me semble à cette période avoir commencé à me plonger dans des livres historiques abandonnant un peu la fantasy.

Voilà qu’une soudaine envie de fantasy me reprend, et je me penche de nouveau sur Les Héros. Que j’ai repris depuis le début. D’ailleurs j’avais déjà complètement oublier 80% des 145 pages. Seconde tentative. Cette fois j’ai tenu jusque la page 170, puis j’ai arrêté de me faire du mal.

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Verdict :

Trop de personnages, et surtout avec des noms impossible à retenir. Par exemple : Colonel Bremer dan Gorst, Général Jalenhorm, Soldat Jaune-d’Oeuf, Renifleur, Bonnet Rouge, Crâne-Rouge, Fourchu, Curnden Craw, Whirrun de Bligh, Joyeux Jon Cumber, Cairn Têtenfer, Qui-Frappe-Là, Brody Dix-voies.

Aucune action.

Beaucoup trop de longueur.

J’avais cependant beaucoup aimé le personnage de Curnden Craw que j’ai trouvé assez authentique, mais un seul personnage dans toute cette multitude, avec aucune action présente, n’était pas suffisant pour me faire patienter.

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Pour ne pas finir que par du négatif, voici certains passages que j’avais quand même relevé :

« Etrange phénomène : Moins il nous reste d’années à vivre, plus on a peur de les perdre. » p.17

« Il crut reconnaître Jutlan ; un salut chaleureux lui monta aux lèvres, l’espace d’un instant, avant qu’il se souvienne que Jutlan était mort douze ans plus tôt et que Craw lui-même avait parlé sur sa tombe.
Peut-Être n’y avait-il pas une infinité de visages possibles. En vivant assez longtemps, on en recroissait certains. » p.18

« Ils descendirent la colline par le sud, récupérant le reste de leurs affaires, pour se fondre un à un dans la nuit.
Se retournant au passage, le neveu de Paindur adressa un geste obscène à Craw.
_ On reviendra, espèce de connards !
Son oncle lui donna une tape sur le haut de la tête.
_ Aïe ! Quoi ?
_ Un peu de respect !
_ Mais on est en guerre !
Paindur le frappa de nouveau, et le gamin glapit.
_ C’est pas une raison pour être grossier, petit merdeux. » p.25

« Parce que l’important, c’est la responsabilité, évidemment, et non la solution. » p.39

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