La fille qui ne croyait pas aux miracles – Wendy Wunder… Et moi non plus …

miracles

Campbell a 17 ans. Atteinte d’un cancer, elle est persuadée qu’elle va mourir avant ses 18 ans. Déterminée à la sauver, sa mère l’embarque dans un road-trip en direction de Promise, une ville magique réputée pour ses miracles. Résignée, Campbell ne croit pas plus à une possible rémission qu’aux superstitions ridicules de sa mère, mais se laisse tout de même entraîner dans cette aventure. Arrivées à destination, elles sont vite témoins d’événements inhabituels : les pissenlits deviennent pourpres, on aperçoit des flamants roses au large de l’Atlantique et Campbell retrouve une mystérieuse enveloppe contenant une liste de choses à faire avant de mourir… Aidée d’Asher, un garçon non moins mystérieux, Cam exécute peu à peu chaque point de la liste et apprend à croire en elle, en l’amour, et même… aux miracles.

376 Pages – Editions Hachette (Black Moon)

 

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Au départ nous avons Campbell. Notre héroïne. De 17 ans, bientôt 18 ans mais qui ne les atteindra jamais. C’est une métisse : Americano/Samoan.
Son père est mort d’un cancer juste après avoir divorcé de sa mère, qui elle est américaine d’origine italienne venant du New Jersey (si je le dit c’est que ça devait être important pour l’auteur vu que c’est souligné plusieurs fois …).
Sa mère travail comme danseuse de hula dans un restaurant polynésien du merveilleux parc Disney Land. D’ailleurs les 70 premières pages sont truffées de référence au Parc (mais truffées truffées truffées… Du parc, aux jeux, aux restaurants, à la vie des salariés et à leurs avantages … l’auteur c’est d’avantage concentré sur le parc, et ne que passer en revue rapidement la maladie de Cam … Une vrai pub pour Disney !).
Pour en revenir à Campbell. Elle a un cancer (de quoi au juste ? Je ne sais pas, j’ai du louper des chapitres je pense car tout ce que je sais c’est qu’elle a un cancer incurable qui se propage dans tout son corps), et a développé des tendances à la kleptomanie (elle se fait d’ailleurs choper la plupart du temps).

Campbell est une fille, certes atteinte d’un cancer, mais pas attachante du tout. Ce personnage ne m’a pas convaincu. Tant que le moindre petit défaut prenait pour moi des proportions démesuré. Par exemple : au moins cinq ou six fois dans le texte, lorsque Cam dit quelques choses que ses interlocuteurs n’entendent pas, ou ne comprennent pas, au lieu de le répéter, ou juste d’expliquer, elle lance un « Rien » ou bien « Laisse tomber ». Ce n’est pas grand-chose, mais à la longue c’est vraiment énervant. Soit tu parle, donc parle, sinon tu dit rien !

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Sa meilleur amie, Lilly, est une rebelle aux cheveux verts, mourante elle aussi. Jusqu’à ce qu’elle croise le parfait petit ami à l’église pour qui elle se transforme en vrai petit ange, combien même elle ne devient pas sa petite amie officiel mais seulement sa maîtresse (oui oui monsieur va a l’église, prêche l’abstinence … Et se tape non pas une mais deux filles !!!).       Elle fait une bref apparition en début, en milieu et en fin d’histoire, l’intrigue (si on peut dire ça, car enfaite il y en a pas) se concentre sur Cam et partiellement sur Asher (son petit ami, dont au final on ne sais pas grand-chose).

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Pas mal de passages ne sont que du remplissage, ce qui donne l’impression que le roman a était écrit pendant un NaNoWriMo (ce qui est peut-être le cas d’ailleurs) : Tout dans la quantité et rien dans la qualité. Que du remplissage.
Comme par exemple la scène où la tante d’Asher lui raconte son histoire et demande à Cam de la danser en même temps (bizarre d’ailleurs, et cela n’a servi à entrecoupé constamment son récit, ce qui a était plutôt ennuyant).

En bref, vous l’aurez compris, dans « cette histoire » on ne sait rien, mis à part que Cam va mourir. Le reste est juste un enchaînement d’événement sans grande importance, et mal relié entre eux, pour en venir à la conclusion.  C’est comme si l’auteur voulait juste écrire un livre sur la mort d’une adolescente, et qu’elle a mis sur papier tout ce qui lui passé par la tête (la ville des miracles, les pissenlits mauves, les flamants roses, le soleil qui se lève et se couche à l’est, la danse des orques etc … qui ne servent à rien !) dans le seul but de la faire mourir avec un semblant d’histoire.

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 Verdict :

Ce roman ne m’a strictement rien fait ressentir. Pas même à la fin. Les dialogues sont bancales et quand l’auteur tente de mettre une touche d’émotion sa vire aux discours assez mievreux. Pas mal de remplissage aussi. Bref je n’ai pas du tout aimé.

The Probability of Miracles … O%

and suddenly i felt nothing

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Les moments les plus étranges …

« Cam aimait les éclairs. Cela lui rappelait qu’elle vivait sur une planète »

« Un bracelet en macramé ornait sa cheville droite tandis qu’elle dansait comme une enfant fleur. Elle descendait peut-être de parents fleurs. »

« Quand Cam prit le grand virage un peu trop vite, devant Le Casier à homards, ils entendirent des sabots déraper puis comme un bruit d’éléphant faisant des claquettes sur une poubelle métallique. »

 Les moments de lucidité :

« Elle refusait d’écrire quoi que ce soit ces jours-ci. Elle ne voulait pas qu’on puisse lire ses pensées temporaires une fois qu’elle aurait quitté la planète de façon permanente. »

« Étrange qu’un accent puisse donner aux autres l’impression qu’on est débile », songea Cam. »

« C’est drôle, parce qu’à mes yeux tu es la personne la plus désespérée au monde. Et il n’y a plus de place dans ma vie pour ta négativité. J’ai besoin d’être entourée d’énergie positive. J’ai besoin que tu me laisses tranquille. »

« Elle n’avait pas eu l’énergie d’expliquer à sa mère que l’imagination des parents dépassait souvent celle des adolescents. »

«Samoa ! Sunny et son petit ami la rejoignirent. – Ce n’est pas politiquement correct, commenta Cam. – Nous vivons une époque post-politiquement correcte, Samoa. Nous ne stigmatisons pas ta différence, nous la célébrons.» 

Les moments sans grandes logiques :

« Mais elle avait l’impression qu’Alec lui avait volé quelque chose et elle ne voulait pas qu’il parte avec. » Il ne lui a rien volait du tout … elle c’est elle-même livré sur un plateau d’argent !

 « Puis il la jeta sur le grand lit couvert de draps de soie dorés. – Je suis un peu intimidée, dit-elle tandis qu’il embrassait son oreille, sa gorge et sa poitrine. » Ah oui ? Sur le bateau ne pêche elle n’a pas fait sa timide pourtant.

 « _ça t’arrive de penser à ta cérémonie de mariage ? Questionna Alicia.
[…]
_ Je ne l’imagine pas.
_ Très bien, déclara Alicia. C’est sans doute une bonne chose. Certaines filles ne pensent qu’à la cérémonie et oublient ce qu’être mariée signifie. Elles se retrouvent unies à vie à la mauvaise personne. Ce n’est pas la cérémonie qui compte. » 
Une mère qui demande à sa propre fille ce qu’elle pense du mariage, sachant que celle-ci est mourante, et ne se mariera jamais … chercher l’erreur !

 « Ils se tenaient debout, Asher avait de l’eau jusqu’à la taille. Il embrassa Cam et passa ses jambes autour d’elle. » C’est pas le contraire normalement ?

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4 réflexions sur “La fille qui ne croyait pas aux miracles – Wendy Wunder… Et moi non plus …

    • Sorry =) J’ai lu pas mal d’avis positif, du coup j’ai fortement été tenté, mais finalement je regrette d’avoir perdu mon temps.
      Encore beaucoup de bruit pour pas grand chose.

  1. J’ai mis ce livre dans ma Wish-list parce qu’une youtubeuse a dit qu’elle avait pleuré en lisant ce livre, qu’il était super émouvant et qu’il faisait parti de ses livres favoris. Et du coup, je suis assez perplexe !
    Ton article m’a fait beaucoup rire, les citations sont excellentes et tes commentaires justes énormes.
    Et finalement, je crois que je vais quand même lire ce livre parce que maintenant ça m’intrigue. Et puis l’héroïne est un peu folle sur les bords parce qu’en entendant un bruit elle arrive à imaginer un éléphant faisant des claquettes sur une poubelle ! Truc de fous !
    Bref, je crois qu’il est pas très épais donc je le lirais surement un jour. Mais j’ai une petite question : qu’est-ce qui t’a fait tenir jusqu’à la fin du roman si tu ne l’aimais pas ? Ne serait-il pas un peu addictif malgré tout ?
    Petit conseil : fait attention aux fautes d’orthographe. Mais j’aime beaucoup ton blog 🙂

    • J’avais lu pas mal d’avis positif avant de me lancer du coup j’en attendais peut être un peu beaucoup.
      Oui l’héroïne est un peu bizarre j’avoue (enfin l’auteur, car pour imaginer certaines scènes il faut quand même être barge XD).
      Franchement je m’étonne aussi de l’avoir lu en entier, mais vu que pas mal de bloggeurs disaient avoir pleuré sur la fin, je voulais pleurer moi aussi (et peut être sauver mon opinion du livre par la même occasion).
      Merci beaucoup ! Oui j’ai de grosses lacunes à ce niveau, j’essaie d’y remédier pourtant T.T

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