Séléné – Barbara Wood

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Babylone, la Perse, Alexandrie, Rome, lieux mythiques de l’Antiquité : telles sont les étapes du formidable périple qui va conduire Séléné vers sa destinée…

Elle a seize ans lorsque sa mère, une guérisseuse de renom, l’arrache à sa ville, Antioche, et surtout à l’homme qu’elle aime et auquel elle s’est vouée corps et âme. Les deux femmes se lancent sur les routes peu sûres de l’empire de Claude. En plein désert, Méra révèle à Séléné le mystère de sa naissance, et meurt… La jeune fille retrouvera-t-elle ses véritables parents ? Parviendra-t-elle à rejoindre l’homme qu’elle ne peut cesser d’aimer et qui semble perdu à jamais ? Un éblouissant roman d’aventures au cœur de l’empire romain, de ses mœurs pittoresques et de ses usages les plus surprenants, où l’on découvrira le secret de médecines inconnues, l’immense savoir du monde antique et la destinée des femmes à l’époque.  » Un gros roman dépaysant, érudit, passionnant  » Annette Colin-Simard, Le journal du Dimanche.  » Une histoire vive et violente, fondée sur une très étonnante documentation médicale.

460 Pages – Editions Pocket

Oups … I did it again ! Yes again !!!

Et oui … Je me suis mainte et mainte fois répété de ne pas tenir compte des avis et chroniques des lecteurs pour le choix de mes futurs lectures, mais raté j’ai encore cédé. Que voulez vous certains sont tellement doués avec les mots que je m’empresse de me procurer les bouquins pour au final me dire « mais où est ce que @machintruc a vu machinchose, et en quoi l’écriture est sublime, l’univers magique et original ?? »

En même temps, je l’avoue j’ai des goûts assez « spéciaux » (donc en général j’aime ce que la majorité n’aime pas, et déteste les succès littéraire du moment).

Ceci est mon premier Barbara Wood. Je l’ai découvert suite à la nouvelle vague « succès littéraire » sur le thème qui fait fureur en ce moment « La Rome antique« .

Ayant apprécié (difficilement) La Maîtresse de Rome, de Kate Quinn, j’espérais voir du mieux du côté de chez Mme Wood.

Que nenni ! A dire vrai, le style d’écriture me paraît assez similaire. Et la façon d’approcher les personnages aussi (tout en surface et rien en profondeur). Je prévoyais d’abord de lire « La guérisseuse et le Roi » et « La fille du Loup« , mais « Séléné » étant tombé dans la PAL bien avant les deux précédents je n’ai pu faire autrement. L’intrigue de « Séléné » se déroulant juste avant « La Fille du Loup » (qui est d’ailleurs le tome 2), ce n’est pas plus mal.

Avis général :

Pour ce qui est du contenu …

– Un prologue intriguant, mais un début d’histoire terne.

– Des personnages creux, et une romance express en début de roman : Suite à une malformation de naissance Séléné bégaye. Jusqu’à ses 16 ans impossible de parler correctement. Et voilà qu’un beau jour elle rencontre un homme, qui lui dit au cours de leur seconde rencontre « N’ai pas peur de parler » et bam miracle … Bye bye le bégaiement. Ils passent ensuite 2 semaines ensembles, et se promettent un amour éternel … (En même temps c’est une romance,  j’ai déjà lu pire).

– Une suite tout aussi terne, avec de nouveau personnages aussi creux que les précédents.

– Un personnage principal flou, à la personnalité indéfinie : une Séléné non maîtrisé par l’auteur, trop changeante, mais jamais totalement exploité, toujours en surface.

– Une Séléné doté d’une intelligence hors du commun. Oui elle est béni des Dieux, Oui elle est une formidable guérisseuse … Mais question stratégie c’est autre chose. Pour exemple :« Darius et Samia, deux de ses amis prisonnier du Harem, se vouent un amour express. Comme rien n’est jamais tout jolie tout beau, Darius va être envoyé à Rome comme escorte de 20 femmes du harem, mais la pauvre Samia restera enfermé à Magna. Séléné a une idée de génie : elle a la même stature que Darius donc pourquoi ne pas prendre sa place. Bravo Séléné, mais une fois dehors, qui est ce qui risque de se faire exécuter pour avoir laissé la guérisseuse de la Reine s’enfuir ? Qui est ce qui restera enfermé dans le harem ? Bien joué Séléné !

– Une romance express bis ! Wulf et Séléné voyage ensemble depuis 2 ans, partagent la même paillasse (pour dormir seulement !) éprouvent des sentiments l’un pour l’autre, mais aucun osent faire le premier pas de peur de briser leur amitié. Et voilà qu’après 10 jours de voyage entre Babylone et Persépolis, ils arrivent en hauteur de la ville, dévastée, qui ne correspond pas du tout à la riche ville décrite par le Capitaine de l’expédition, et fatigué Séléné s’appuie sur Wulf « Puis, dans l’étreinte immobile qui les soutenait du fond de leur fatigue, Wulf commença à caresser les cheveux de sa compagne et les mains de Séléné à caresser son dos. Séléné chercha la bouche de Wulf en même temps qu’il cherchait la sienne. Elles se rejoignirent doucement, dans un baiser plein de tendresse, sans violence ni passion dévorante ; ils se serraient l’un contre l’autre dans un amour affectueux qui était comme un baume sur leurs âmes épuisées. Leur patrie était si loin qu’ils cherchaient un abri l’un près de l’autre. La terre sembla les attirer à elle tandis que les étoiles tournaient au-dessus des piliers. Ils firent l’amour lentement, tard dans la nuit, chassant pendant un instant court et unique la solitude, la douleur de l’absence et le désespoir. » Séléné qui n’a qu’Andreas en tête pendant 460 pages se donne « de fatigue » au beau barbare germain, en pleine nature, et en résulte une fille, dont Wulf ne connaît même pas l’existence.

Incohérence : Attention Spoiler !!!

L’évasion de la Princesse Rani, du palais à Persépolis : Depuis l’âge de 12 ans, suite à une forte fièvre, Rani perd l’usage de ses jambes. Nous apprenons ensuite que ce n’était qu’une simulation afin d’éviter le mariage avec un inconnu. Pendant plus de 30 ans celle ci profite donc de son handicap pour se plonger dans la médecine, et commence ainsi une double vie : d’un côté la pauvre princesse handicapé et célibataire, et de l’autre médecin royal (travestie en homme). Suite au passage au palais de Séléné, celle ci décide de partir « à l’aventure » avec elle, et quitte ainsi le palais. Seulement voilà elle se contente de « quitter le palais ». Pas d’évasion, pas de recherche par les gardes suite à la disparition de la Princesse … Rien … Bizarre, il s’agit quand même d’une princesse disparus. A aucun moment Séléné et Rani n’évoquent les complications suite au départ de la princesse.

A Jérusalem Séléné assiste à la lapidation d’une femme nommée Elizabeth. Celle ci est sauvée par des soldats romains, dont un est grièvement blessé en s’interposant. Il s’agit de Cornélus, son « amoureux ». Les romains ordonnent à la foule de s’écarter, prennent Cornélus pour le faire soigner, et partent en laissant Elizabeth. Bizarrement la foule la laisse tranquille, mais plus bizarrement les soldats venus la protéger la laisse toute seule en plein milieu de la ville (et la population n’en profite pas !!!). Cornélus est ensuite soigné dans un hôpital militaire, dont seul les soldats ont accès. Mais Séléné décide d’aider sa nouvelle amie à y pénétrer car l’amour est plus fort que tout et qu’il ne faut jamais être séparé de son aimé (dit sarcastiquement). Elle discute avec un Soldat qui se trouve être un ami du blessé et leur dit que le seul moyen d’entrer dans la caserne est en tant que prostituée, mais qu’il les attendra à l’entré du bâtiment pour les guider, et donc qu’elles ne risque rien. Une fois sur place, étonnamment le garde n’est pas là … Elles entrent quand même dans le bâtiment. Et à aucun moment elles ne se demandent pourquoi il n’est pas là, ni ne semble trouver cela étrange. Et d’ailleurs à aucun moment nous ne savons non plus pourquoi il n’est pas venu.

Naissance de Valérius : A Rome, Séléné procède à ça première césarienne. La jeune mère étant mourante, elle attends sa fin pour inciser … Le bébé survi. Elle s’interroge ensuite sur les origines de la mère, celle ci ayant de fines mains et portant une robe d’une riche étoffe, il s’agit très certainement d’une noble. Elle se pose la question pendant quelques secondes seulement, sans chercher ensuite à en savoir plus. Une noble enceinte disparaît … Et aucune recherche ne semble être effectuée dans la ville …

La Reine exécutée pour bigamie : quelques années auparavant des rumeurs courent la ville à propos des infidélités de la Reine. Le soir du défilé celle ci apparaît totalement nu, représentant la déesse Venus, en compagnie de son amant, le plus beau parti de Rome (d’ailleurs lorsque le fils de celle ci tombe à l’eau elle se jette dans ses bras). Toute la ville est au courant, mais c’est seulement 3 ou 4 ans plus tard qu’elle se fait exécuter pour bigamie …

Le frère jumeau de Séléné : Hélios. Depuis le début du livre, le but de la quête de Séléné est de retrouver sa famille (en plus de retrouver le grand amour de sa vie avec qui elle a passé 2 semaines avant d’être séparée de lui). L’auteur nous dévoile l’identité de son frère en la personne de Pindare (homme simplet qui suit Séléné comme « un chien »). A aucun moment Séléné ne le découvre. Le livre fini sans qu’elle sache la vérité.

Fin Spoiler !!!

Verdict :

Vous l’aurez compris, je ne suis pas fan du tout. Trop d’incohérences. Trop de questions sans réponse (pour Wulf et Ulrika il faut lire la suite pour se tenir au courant). Je ne pense pas lire la suite, sauf si celle ci tombe dans ma PAL « par hasard » (ex : brocante). Bien que « La Guérisseuse et le Roi » me tente beaucoup, cette lecture m’a quelque peu refroidi. Ma lecture date d’il y a presque 3 semaines maintenant, mais j’en garde toujours un mauvais souvenir (ceci étant je me suis bien amusé à prendre des notes !!!).

Cette lecture entre en compte du challenge « Les Treize Travaux d’Hercule« .

Petite séquence mythologie (Source Wiki) :

Dans la mythologie grecque, Séléné , fille des Titans Hypérion et Théia, sœur d’Hélios (le Soleil) et d’Éos(l’Aurore), est une déesse de la  Lune — plus spécifiquement de la pleine lune, second membre de la triade composée d’Artémis (croissant de lune) et d’Hécate (nouvelle lune). Elle est souvent assimilée à Artémis, même si elle personnifie plutôt l’astre lunaire lui-même. Cette déesse a été romanisée sous le nom de Luna. 

Elle est généralement décrite comme une belle femme au visage d’une blancheur étincelante, vêtue de longues robes fluides blanches ou argentées et portant une lune en croissant retournée sur sa tête. D’autres sources racontent qu’elle porte également une torche et d’autres encore lui prêtent deux grandes ailes blanches dans le dos.

Après s’être baignée dans l’océan, elle mène un char argenté à travers le ciel obscur, tiré par des chevaux blancs dans certains contes et par des bœufs blancs dans d’autres. Elle est également souvent dépeinte montant un cheval ou un taureau. Elle luit d’une douce lumière argentée pendant qu’elle voyage à travers les cieux, renvoyant sa douce lumière sur la terre ensommeillée.

Elle eut plusieurs amants, parmi lesquels :

  • Pan, qui la séduira en lui offrant un troupeau de bœufs blancs ;
  • Zeus, de qui elle aura deux filles, Hersé et Pandia ;
  • Endymion, un jeune et beau berger, qu’elle plonge dans un sommeil éternel pour qu’il conserve sa beauté.
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